Nulle méprise à la lecture du titre de ce billet, nullement à prendre comme le récit d'une aventure personnelle ou invitation lancée à l'intéressée. Quoique : on ne sait jamais, si celle-ci pour laquelle j'avoue un vieux faible lit ces lignes.
Blague à part, juste une manière de faire écho au titre du nouvel opus de la suédoise The Night Visitor avec celui du film de Jerzy Skolimoswski, Quatre nuits avec Anna, qui narrait les nuits étranges d'un solitaire épiant dans son intimité la jeune femme dont il était épris.
Blague à part, juste une manière de faire écho au titre du nouvel opus de la suédoise The Night Visitor avec celui du film de Jerzy Skolimoswski, Quatre nuits avec Anna, qui narrait les nuits étranges d'un solitaire épiant dans son intimité la jeune femme dont il était épris.
Ce qui correspond assez bien à la situation dans laquelle l'auditeur découvre ici la craquante chanteuse, artiste discrète pourtant fort estimée en Suède depuis ses premiers albums.
![]() | ||
| Photo © Renaud Monfourny |
Une mue pas décevante du tout malgré son aspect classique car ce qu'on perd en habillage baroque, on le gagne en douceur intimiste. Une manière de se tenir au plus proche de son inspiration, ses complaintes douces-amères et surtout de sa voix claire et lumineuse.
Racé, élégant, radieux, le timbre d'Anna Ternheim en fait une des plus sensibles vocalistes et mélodistes de l'école pop scandinave, à l'instar de ses consoeurs, les indispensables Ane Brun, Emiliana Torrini ou la trop rare Stina Nordenstam.


The Night Visitor, malgré ses allures country roots dépouillées, n'a pas transformé l'envoûtante interprète de Black Sunday Afternoon en quelconque gratouilleuse redneck ou homologue suédoise d'Alelia Diane. Juste permis de rendre plus touchant, entre six-cordes et violon, son art de la demi-teinte, plus délicats ses arpèges de guitares sculptés sur sa Gibson.
Comme si la douce Anna susurrait rien que pour nous ses ballades désenchantées aux mélodies attachantes :
Un disque-cocon, cosy et accueillant, sans doute bien sage, mais idéal en cette période pour nous consoler de la morsure agressive d'un hiver carrément sibérien. De quoi attendre au chaud le printemps en une si douce compagnie musicale que l'on se félicite d'avoir rencontré un jour.
Thank you, dear Anna. (Et l'invitation tient toujours).
Anna Ternheim. The Night Visitor (Universal Music) paru le 30 janvier spotify et grooveshark
à lire sur les chroniques de Charlu, le photoblog de renaud monfourny et télérama
Black Sunday Afternoon, version live :
anna ternheim















