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vendredi 1 juin 2012

Dead End, dernière chronique du blog

Voilà, nous y sommes. J'ai beau avoir tenté d'esquiver ou reporter inconsciemment le fait de s'y mettre, mais, même tardif, arrive un jour le moment où, après avoir pris sa décision, il faut se résoudre à l'appliquer. Malgré la tentation à l'heure où l'on doit clore ce chapitre d'un récit qui aurait pu se prolonger ou jouer encore les prolongations, ceci sera bien la fin du voyage des Chroniques de Blake.

Ce n'est pas que l'actualité culturalo-cinématographico-musicale me soit devenue indifférente, j'aime toujours découvrir de la musique,  voir des concerts, je vois juste moins de films ces temps-ci. Cela fait tout de même un certain moment qu'une routine, un manque d'envie d'animer cet espace, un désinvestissement s'étaient insidieusement installés et que ce site pointait aux abonnés absents, devenant une vitrine de plus en plus désuète. D'un blog tout horizons, Les Chroniques avaient déjà perdu en chemin les livres, les séries TV et enfin, en janvier dernier, le cinéma.

Reste la musique, morceau suffisant pour le faire vivre, me direz-vous ? Mais, là encore, la routine, un côté prévisible (le marché indé est déjà bien servi côté blogs) ont insidieusement grippé la machine. Quand le manque de temps s'ajoute à l'impression de tourner en rond, de radoter, à la difficulté de faire face à un rythme effréné de sorties en devenant moins pertinent, sans doute aussi une actualité musicale moins palpitante à mes yeux, dur de conserver son élan, de continuer à s'y reconnaître.

Peut-être trop exigeant avec moi-même m'a-t-on reproché, mais avec le sentiment de m'être déjà pleinement exprimé, avant d'ennuyer tout le monde, je décide de clore ici le petit bout de chemin des Chroniques. Quitte à ce que ce parcours finisse en queue de poisson, mais j'assume.

Joli tour de danse entamé il y a plus de deux ans avec une belle inconscience et dont chaque étape aura été enrichissante, je retiens avant tout le contact chaleureux avec les lecteurs, occasionnels et habitués, qui en ont fait LE principal intérêt. Des lecteurs indulgents avec mes billets longuets regorgeant de phrases à rallonges, pas lassés de mes fixettes à répétitions (MGMT, les années 80, Bowie, Son Lux, Hooray For Earth...) revenant avec la régularité de métronomes. Pas découragés non plus par les tâtonnements techniques ou esthétiques du blog.

Des lecteurs et blogueurs devenus "collègues" qui m'ont commenté tout le long avec chaleur et dont les conseils ou centres d'intérêt communs ont tissé au fil des mois des rencontres fortes. Toute une communauté de passionnés que j'ai été ravi d'intégrer et de personnalités croisées avec bonheur que je compte continuer à voir évoluer.


Difficile de tous les saluer, tous VOUS saluer. Cruel exercice où je vais en oublier, qu'ils me pardonnent donc d'avance, mais il serait impossible de ne pas en citer certains.
Premiers lecteurs fidèles, incroyable ! (Christo de christorama, Francky de muziksetcultures, Xavier de voyelle et consonne, Laurent de in cold blog). Blogueurs toniques (Mmarsup de little reviews, Vincent de la musique à papa, Joris de tasca potosina). Blogueurs calés (Edouard de ears of panda, Damien de ground control major tom). Blogueurs camarades (Jerome du noise, Fabrice du muffin man). Blogueur fraternel, croisé par hasard, mais le hasard existe-t-il vraiment ? (l'ami Charlu des chroniques de charlu).

Ce petit tour d'horizon ne vaudrait rien si je ne saluais pas spécialement l'indispensable Mr Ben, Benoit Richard. Super-blogueur hyperactif (hop blog, des chips et du rosé, pop revue express), toujours de bon conseil, toujours présent : indispensable. La lecture inspirante de ses blogs fut une des raisons qui m'incita à tenter modestement l'aventure, ainsi également que l'invitation et suggestion de lolabebop ("tu devrais écrire un blog") que je remercie ici, si jamais elle me lit.

Alors, tandis que cela tourne aux remerciements poussifs style Césars du cinéma, je rajoute que vous ne vous ne débarrasserez peut-être pas si facilement de moi : probable que je reprenne à une date encore inconnue ma collaboration très épisodique entamée depuis l'an dernier comme choniqueur chez benzine, s'ils veulent bien. Un blog-mag dont le rédac-chef n'est autre que ... Benoit Richard. Logique, donc. Et à plus long terme, un autre projet perso ailleurs, qui sait jamais ? À voir.


Pour éviter de sombrer dans le sentimentalisme qui menace de pointer son vilain nez, puisqu'il est de coutume en France de finir par des chansons, je ne m'en priverai pas en me permettant un dernier conseil : vous ruer sur le disque des trois anglais d'Alt-J (∆).
Leur premier album An Awesome Wave, paru le 28 mai, est le délicieux régal du moment, improbable croisement entre Django Django, Foals ou Cornershop avec une inimitable touche "folk médiéval" (oui, oui). Un disque au tempérament joueur, addictif, et à l'originale beauté qui devrait dépasser le stade du simple buzz de curiosité et vite gagner ses galons. Une surprise qui devrait faire le bonheur de votre été débutant :


Alt-J (∆). An Awesome Wave (Infectious Music) ♥♥♥♥ en écoute sur spotify et deezer

En espérant que tous vos souhaits, que tous NOS souhaits se réalisent, de préférence de manière aussi radieuse que le chant de Victoria Legrand de Beach House ...


... je vous adresse un sincère salut et au revoir. So long à tous : 


Et n'hésitez pas à me retrouver sur facebook, on m'y trouve facilement ici.

vendredi 25 mai 2012

BEACH HOUSE en majesté

Il aurait été dommage, malgré l'inactivité à rallonge et la désaffection fantomatique de ce blog, son destin plus qu'aléatoire, de ne pas saluer ici la sortie de ce disque précieux. Il aurait été dommage, malgré l'affection qu'on porte à leur précédent et intime Teen Dream, de redouter l'arrivée de son successeur. Il aurait été dommage de redouter la nouvelle étape du parcours riche et exigeant d'un des groupes les plus craquants de ces dernières années.

Il aurait été fou, il EST fou, de ne pas écouter le dernier Beach House. Car écouter Bloom, leur nouvel opus, c'est déjà y succomber. Même passé à répétition depuis déjà longtemps (déjà évoqué ici), avant sa sortie officielle et plus d'une semaine depuis celle-ci, même chroniqué depuis des lustres sur toute la blogosphère, je l'affirme encore : Bloom est le plus beau disque de cette saison, voire de ce premier semestre 2012.

Ce quatrième album du duo Alex Scally-Victoria Legrand fait mieux que de préserver la grâce du cotonneux Teen Dream, il porte à un cran supérieur leur dream pop en lévitation et l'envoûtement de leur mélodies oniriques. Une vraie exploration en profondeur de la puissance de fascination qu'offre leur musique. Apparemment suite naturelle de Teen Dream, en fait TRÈS différent, plus complexe dans son écriture et beaucoup plus immédiat, Bloom confirme l'état de grâce d'un duo au sommet de son art, imposant leur suprématie.    

Une maîtrise sonore bluffante et limpidité mélodique toute entière contenue dans l'inaugural Myth, ses claviers tourbillonnants, sa guitare fascinante, son lyrisme rayonnant, le tout porté par la voix somptueuse de Victoria, au timbre envoûtant de sirène :




L'approche pop directe des chansons de Bloom, sans être trop grand public, le son dynamique offert par le producteur Chris Coady, les surprenantes poussées shoegaze des guitares d'Alex, les claviers atmosphériques et les prouesses vocales impressionnantes d'une Victoria désormais intouchable : voilà, dans le désordre, les ingrédients du fascinant breuvage dream pop délivré par le duo.

Plutôt que d'affadir son inspiration, le son de Bloom, s'il fait perdre au groupe son côté précédemment douillet, fait gagner Beach House en combativité et en force, ici plus tranchant et puissant, hissant l'art du duo à des hauteurs inégalées. Spleen tonifié (Myth), onirisme densifié (Wild, New Year), explosions de joie lumineuse ou d'humeur (merveilleux On The Sea et Wishes) : les songes turbulents de Beach House  n'en semblent que plus scintillants, aux reflets miroitants de cathédrale, mêlant en une seule galette le meilleur des fondamentaux shoegaze (Jesus & Mary Chain, Mazzy Star) ou la figure pop hantée d'une Nico :



Et surtout (ce qui est loin de me déplaire), il plane sur cet album baigné de sons et de courants maritimes, l'ombre tutélaire d'une formation au magnétisme inépuisable qui ne cesse de diffuser ses ondes bénéfiques : nul doute que Victoria et Alex se soient replongés dans le bain rayonnant des précieux Cocteau Twins pour y puiser la vigueur de leur pop lumineusement mélancolique, leur spiritualité discrète, la fascination vocale d'une Liz Fraser, le shoegaze de la guitare réverbérée de Robin Guthrie.

Réussissant l'exploit de clore leur disque de la même façon que celle des écossais naguère, sur un morceau de bravoure sonore, bombe à retardement de tension et de beauté, une Irene au lyrisme répétitif et hypnotique, zébrée de la somptueuse guitare shoegaze d'un Alex Scally déchaîné, clou d'un hypnotique parcours sonore aux airs de voyage intérieur, Beach House signe un disque addictif, vraie drogue dure pour tous ceux qui succomberont sans la moindre résistance aux doux vertiges de leur chants magnétiques :



Et ce ne sera pas vraiment une surprise pour les habitués de ces pages si je rajoute que Bloom aura l'honneur d'être le dernier disque qui sera critiqué ici. Quoi de mieux finalement que cet album majestueux pour tirer ma révérence en beauté et clore l'aventure ? Le temps est venu de savoir dire au revoir et ce sera l'objet bientôt du prochain et dernier billet.

1. Myth
2. Wild
3. Lazuli
4. Other People
5. The Hours
6. Troublemaker
7. New Year
8. Wishes
9. On The Beach
10. Irene
11. Wherever You Go (hidden track)

 
Beach House. Bloom (Bella Union/Sub Pop) Sorti le 14 mai
COUP DE COEUR ♥♥♥♥♥

écouter sur spotify, deezer et grooveshark
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rencontre et interview sur les inrocks

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lundi 9 avril 2012

En attendant BEACH HOUSE

Après une petite coupure due à une légère absence pour raisons pascales, retour en douceur avec de bonnes ondes pour débuter cette semaine, de bien succulentes nouvelles sur le front Beach House.

Impossible d'avoir pu attendre et de garder ça pour moi, car notre duo indie américain préféré s'apprête à revenir très bientôt en mai prochain et de la plus belle des façons : en sortant en ce joli mois fleuri, rien de moins que le meilleur disque de la saison, voire de ce début d'année !
En tout cas, bien plus qu'un digne successeur à leur splendide Teen Dream, le bien nommé Bloom ("bourgeon"), sonne comme une date capitale dans leur parcours, sans aucun doute leur grand oeuvre :



J'y reviendrai en détail lors de sa sortie officielle, mais sachez déjà que les dix titres rayonnants de ce quatrième opus découvert avec bonheur prolongent non seulement avec éclat la grâce que récélait le précédent.

Mais confirment surtout la suprématie d'un duo Alex Scally-Victoria Legrand au sommet de leur art ! Guitares envoûtantes de l'un, voix de sirène ensorcelante de l'autre et maitrise sonique bluffante pour les deux font désormais de ce groupe le maître-étalon du genre dream pop.

En  avant-goût de la sortie de ce grand bonheur, après l'inaugural Myth dévoilé début mars - voir la vidéo plus haut - le duo publie ces jours-ci (21 avril) l'édition vinyle du single Lazuli extrait de l'album.


Tiré à 2400 exemplaires et comportant en face B l'inédit Equal Mind qu'on ne trouvera pas en version digitale, le tout est à lire en détail sur SubPop et Bella Union et le titre Lazuli est à écouter ici : 


Cadeau ultime, le groupe sera chez nous en juin, après un concert parisien à La Maroquinerie le 29 avril complet depuis longtemps, pour une petite série de concerts français à découvrir ici :

 
Ne reste plus qu'à vous armer de patience jusqu'au 14 mai, mais y parviendrez-vous ? Y parviendrai-je d'ailleurs moi-même ?

photo © Paul Bridgewater
Ah, Victoriaaaaaaaaaaaa ! ... soupir ...

samedi 10 mars 2012

MEMORYHOUSE, maison fragile

Une fois n'est pas coutume, ce billet aura pour sujet un disque qui ne m'a pas emballé plus que ça. Et surtout, que j'aurais aimé aimer bien plus que ce n'est le cas en fait.

Précédé d'une rumeur sympathique, de visuels charmants et surtout d'un EP lumineux en 2011 (The Years), le duo canadien Memoryhouse, couple de jeunots mimis Evan Abeele-Denise Gouvion, avait de quoi allécher rayon douceur musicale printanière, couleur dream pop, charmé par l'aspect cotonneux de quelques mélodies rêveuses, Sleep Patterns ou le langoureux Lately :



Que n'ont-ils continué sur cette lancée dream pop, pas si loin des Still Corners ! Car que leur premier album The Slideshow Effect ne renoue pas avec les titres de The Years, pourquoi pas ? Mais on se retrouve du coup face à des pop songs beaucoup plus classiques, installées dans l'axiome basse-guitare-batterie d'une sagesse et platitude confondantes.
D'une joliesse soignée certes, mais si appliquées, vite ennuyeuses et soporifiques, quasi gnan-gnan comme le timbre scolaire agaçant à la longue de Denise Gouvion. On pourra certes remarquer de petits éclats (Walk With Me, Kinds Of Light) sur une fin d'album (un peu) moins fade :



D'autant que la question "couple musical, option dream pop", appelle inévitablement la comparaison avec une flopée de formations valeureuses comme Belle & Sebastian, The Pains Of Being Pure At Heart ou les attachants Catchers de Dave Grindle, souvenez-vous. Et quand on aborde le souvenir des mémorables Sundays, les petits canadiens font vraiment pâle figure face au couple David Gavurin-Harriet Wheeler, affaire de classe mélodique et surtout de voix, n'est-ce pas Denise ?  

Pour ne pas parler de la référence absurde aux Beach House (!) lue partout, même chez les pros. Un peu moins de paresse éditoriale et de mesure éviterait à ce petit groupe qui n'en demandait pas tant d'être broyé sous le poids d'une comparaison si écrasante. Les gars, z'avez bien écouté la merveille qu'est Teen Dream et LA voix de Victoria Legrand ?

D'ailleurs, pas bien joli ce que je fais, mais je ne résiste pas au plaisir tordu de vous convaincre en vous proposant le tout nouveau single de nos favoris de Baltimore, le plus qu'excellent Myth, un avant-goût de leur nouvel album prévu en mai !



Que ça ne vous empêche pas de jeter une oreille sur cette "maison du souvenir" pour juger tout seuls comme des grands. Mais que ceux qui avaient cru, à l'écoute de The Years ou à entendre la rumeur à leur sujet, tomber sur une jolie pépite, sachent à quoi s'attendre : tellement peu. Et se préparent donc plutôt pour l'album Bloom de Beach House à venir le 15 mai. 

À signaler : Myth est disponible en download gratuit ici-même sur le site de Beach House !
 
"J'aime la dream pop au mois de mai" ♪♫ ♪♫

Memoryhouse. The Slideshow Effect (Sub Pop/Pias) paru le 27 février
de à ♥
écouter
sur spotify & deezer
avis positifs
sur la quenelle culturelle et les inrocks

memoryhouse

vendredi 28 janvier 2011

COMING SOON. Bientôt entre vos oreilles...

Voici un petit choix d'une dizaine de sorties à venir dans l'année 2011, une sélection prospective déterminée en toute subjectivité évidemment, sinon quel intérêt ? Et éclectique : pop, folk, rock, électro, bricolo, dubstep, un peu de tout.

D'abord quelques "hypothétiques", ceux dont on annonce les albums sans savoir quand il sortiront, et si toutefois ils sortiront bien en 2011 :

Le talentueux duo Beach House est d'ores et déjà attendu de pied ferme pour la suite de leur impeccable "Teen Dream" qui fit l'unanimité des tops indé 2010. Chance : on annonce déjà un album à venir chez Bella Union. Quand ? Quel titre ? Quel style ? Mystère et boule de gomme.
Moi, j'aime pas les boules de gomme.

Un extrait de "Teen Dream" :



On espère aussi cette année le deuxième opus des jeunes folkeux amoureux des harmonies vocales, les très attendus Fleet Foxes depuis leur premier album éponyme gracieux de 2008.
Un titre d'album "Helplessness Blues", deux-trois titres de chansons : "Bedouin Dress", "Battery Kinzie" et une vague période de parution chez Bella Union : au printemps.

download gratuit du titre "Helplessness Blues" sur leur site

 Vivement le printemps donc :




Les anglais un peu escrocs de The Big Pink, pour éviter d'être les hommes d'un seul disque, ce "A Brief History of Love" un peu shoegaze et tapageur sorti fin 2009, récidivent avec un album à paraître avant l'été chez 4AD. Vivement l'été pour vérifier. Ah, non, je supporte pas bien l'été c'est vrai. 
Quelques titres : 'England', 'Rubbernecking', '77 Ways To Say No.
 

Un extrait du LP précédent :


Viennent ensuite ceux, moins mystérieux, qui affichent titres d'album et dates de sortie

Ainsi le jeune groupe de folk anglais, Noah and The Whale s'apprête à donner une suite à son beau folk atmosphérique en publiant un "Last Night on Earth" plus pop chez Mercury le 7 mars prochain dont voici un extrait alléchant :

download gratuit du titre "Wild Thing" sur Soundcloud



Nouvelle venue en provenance de Toronto, la jeune Austra s'impose déjà catégorie électro envoûtante, entre The Knife et Fever Ray (logique !) rien qu'avec un imparable single "Beat And The Pulse", disponible le 21 février chez Domino.
Et pourquoi pas un album dans la foulée ?

download gratuit sur Soundcloud




Après 12 ans d'existence avec son plus qu'estimable groupe folk-pop Bright Eyes, le jeune et tourmenté Conor Oberst passe à autre chose, non sans d'abord publier "The People's Key" une ultime livraison à découvrir dès le 14 février et dont voici un avant-goût :



Les amateurs d'électro néo-eighties se pourlèchent déjà les babines : l'anglais Joseph Mount à la tête de son joyeux gang néo-new wave Metronomy débarque vers la mi-avril avec un "English Riviera" sous le bras, publié chez Because Music.

Pour patienter voici l'atmosphérique "She Wants" :



L'hurluberlu islandais auparavant connu sous le nom de Sin Fang Bous avec son inventif album de pop bricolo "Clangour" simplifie son nom pour n'être plus que Sin Fang.
O.K. mon gars, du moment que tu nous sors un nouvel album "Summer Echoes" prévu le 4 mars chez Moor Music aussi bon - sinon mieux, vu les échos élogieux - que le précédent, nous on est content !

En avant-goût "Because Of The Blood

download gratuit de l'extrait "Always Everything"



Et pour terminer, ou plutôt pour commencer car ces 2 albums arrivent incessamment sous peu, deux sorties très attendues au coin du bois

D'abord, celui qui est déjà considéré comme la nouvelle merveille du folk, James Vincent McMorrow publie son premier album "Early In the Morning" fin février.
Ce jeune Irlandais semble rallier les coeurs de ceux qui ont écouté son disque, apparemment prêt à déjà remplacer Ray Lamontagne ? Son EP éponyme sorti fin 2010 chez Believe semble prometteur, mais on vérifiera ça dès le 28 février :







Oubliez les débats récents sur Anna Calvi ou Iron and Wine : celui que déclenche sur la blogosphère le petit prodige anglais du dubstep James Blake, déjà évoqué ici avec ses EP de 2010, avec son premier LP qui débarque dès le lundi 7 février fait déjà grand bruit.

Premier grand disque novateur de l'année ou supercherie musicale ? Je prendrai ma part modeste au débat, mais comme je n'aurai pas la patience d'attendre le 7, une p'tite chronique du Blake par ... Blake ne saurait tarder la semaine prochaine :



Et pour terminer, "The Human Octopus" le très attendu premier album du prodige français Cascadeur initialement prévu ces jours-ci chez Mercury est reporté en mars prochain.
On l'aime déjà beaucoup notre acrobate vocal, mais s'agirait de ne pas trop user notre patience, cher casse-cou :




En espérant que cette petite sélection très très partielle vous ait ouvert l'appétit. Un exercice à renouveler, peut-être ?

source principale : site du NME

mercredi 22 décembre 2010

TOPS 2010 (2). Top rattrapage de disques oubliés

Suite des petits bilans de fin d'année : cette fois, un choix express de certains disques écoutés en 2010 dont je n'ai pas pris le temps de parler. Parce qu'ils sont parus avant que ce blog n'existe. Parce que je les ai laissés filer... Parce que, pour certains, sans être parfaits de bout en bout, ils méritaient tout de même d'être cités...
Un bilan de rattrapage en fait, en complément de mon top à venir.

10. Born Ruffians - "Say It"
Un disque direct : voilà ce qu'on peut dire de "Say It". Avec le second album de ces canadiens emmenés par Luke Lalonde, on est dans un pur plaisir rock basique mineur : batterie bien en place, et basse tricoteuse, que survole la voix expressive et élastique de Lalonde.
Une formule d'une simplicité biblique génératrice de réjouissantes embardées post-ados (What to Say) malheureusement pas tenues tout le long, la faiblesse de l'album. Mais avouons que par moments la simplicité fait du bien. (Warp)

9. Holly Miranda - "The Magician's Private Library" Passée assez inaperçue dans la profusion de pop féminine indé cette année, voici le premier disque de Holly Miranda, petite protégée de David Sitek, grand manitou-producteur. Un album atmosphérique assez recommandable où la jeune femme impose sa voix indolente, entre le magnétisme d'une Hope Sandoval et les inflexions de Cat Power, sur la production impec et stylée de maître Sitek.
Un paysage déjà connu des habitués de dream pop, mais qui, malgré une langueur certaine, recèle assez de charme et de classe (Waves) pour mériter l'attention des amateurs. (XL Recordings) deezer et spotify

8. Neil Young -"Le Noise"
Allez savoir pourquoi j'ai traîné pour écouter ce nouvel album du canadien, peut-être par indifférence de passage. Quel tort car même sans être inconditionnel du Loner, il faut admettre que le bonhomme est d'une intégrité rare dans le paysage musical. Ce nouvel opus nous montre que s'il n'en reste qu'un, ce sera peut-être lui.
La production de Daniel Lanois aidant, notre cowboy déploie toute la singularité de son rock rugueux, comme tenu par le seul fil de sa voix unique. Une ballade hantée en "Neil Youngland" illuminée de moments de grâce, comme ce "Love And War" qu'on pourrait croire sortie de "Harvest". Leçon : ne pas négliger les vétérans. (Reprise/WEA)

7. Foals - "Total Life Forever"
Suis-je normal, dites ? Peu convaincu par le premier essai de rock scolaire de Foals (Antidote), leur deuxième opus me séduit plus alors que pour beaucoup ailleurs c'est plutôt l'inverse. Allez comprendre.
Une pop architecturée parfois alambiquée, genre campus pop intellectuelle/Vampire Weekend torturés, et qui fonctionne par intermittences sur leur inégal album. Mais quand ça débouche sur des petites perles envoûtantes et inspirées comme "Spanish Sahara" on se dit qu'il faudra bien surveiller les jeunes anglais de Foals à l'avenir. (Warner)

6. Seeland -"How To Live?"
Ce disque ne doit sa présence ici que grâce au radar musical surpuissant de l'ami Benoît (Hop Blog, Des Chips et du Rosé, Pop Revue Express).
Un album résultant de la réunion de Tim Felton & Billy Bainbridge, deux membres respectifs des groupes Broadcast et Plone.
Aérien, allègre et bénéficiant d'un son clair de synthés rétro-futuristes proposant dix vignettes electro-pop vintage vitalisantes à la classe so british et aux vocaux élégants. Un exemple type de ce que devrait être toute pop intelligente digne de ce nom. (LoAf)
Et merci Benoît, en passant.
5. Local Natives - "Gorilla Manor"
Encore un disque sorti il y a longtemps, à la toute fin 2009 d'ailleurs, et finalement écouté souvent en 2010 même si je n'en parlais pas. Le gang californien de Taylor Rice est une des bonnes surprises sympatoches de l'année dûe à la spontanéité et l'énergie communicative de leur alternatives pop songs, entre choeurs à la Fleet Foxes et Vampire Weekend plus partageurs.
De fort réjouissants mini-hymnes, (Airplanes, Wide Eyes) attachants même dans leur maladresse occasionnelle. Marqueront-ils l'histoire de la pop indie ? Qu'importe, on n'en est pas encore là, on savoure juste en souriant. (Infectious Music)

4. Get Well Soon - "Vexations"
On va me dire que leur premier LP était plus réussi. Mais que voulez-vous, j'ai un faible pour la pop romantique à tendance grandiloquente de l'allemand Konstantin Gropper (rien que ce nom, quand même). On va aussi me dire qu'il aurait dû varier les ambiances, son recueil de chansons graves souffrant peut-être d'une certaine monochromie mélancolique.
Mais n'importe, la démarche artistique est bien là, portée par sa magnifique voix, et les titres les plus rythmés (Seneca's Silence) s'avèrent d'authentiques perles addictives. Somptueuse pop torturée, théâtrale et romantique aux arrangements classieux : du style comme j'aime. (City Slang/V2)
3. The Radio Dept. - "Clinging To A Scheme"
On a parfois tort de remettre à la saint-glinglin l'écoute d'un disque. Ça m'aurait évité de succomber six mois trop tard à la pop brumeuse et lumineuse à la fois de cette attachante formation suédoise (merci la piqûre de rappel du Top des Blogueurs, vous voyez; ça sert).
Le troisième album de The Radio Dept., ce sont une dizaine de compositions délicates d'inspiration shoegaze, qui sonnent parfois comme des Smiths ou des Fied Mice nordiques. Et qui même sans le filtre de la nostalgie d'époque, rayonnent d'une douce nostalgie confortable et procurent un radieux et salvateur moment musical, comme un jour de soleil en plein hiver. (Labrador)
spotify

2. Beach House - "Teen Dream"
Pourtant, j'ai dû les entendre vite fait chez Lenoir, ou lire sans retenir du bien de cet album, à moins que ce ne soit cette pochette transparente qui m'ait perdu.
Enfin, avouons : je suis passé à côté de "Teen Dream" troisième livraison du duo Beach House, Alex Scally-Victoria Legrand (oui, oui, la nièce de Michel...). C'eût été dommage : une vraie grâce dans ces complaintes ouvragées, pop songs faussement discrètes au lyrisme pourtant présent (l'impeccable Zebra) entre douceur mélancolique et jubilation du spleen, où rayonne la voix profonde et troublante de Victoria.
Un disque parcouru par un irrésistible son de guitare rêveuse, qui rappellera les grandes heures du culte Duritti Column.  
Gracieux, on l'a bien dit. (Bella Union)
deezer et spotify

AND THE WINNER IS :

1. Freelance Whales -"Wheathervanes"
Alors là, honte à moi : j'avais entendu il y a des mois un titre ou deux vite fait, prévu d'en parler après écoute complète ... qui ne s'est pas faite. Et j'ai oublié les Freelance Whales. Pourtant, l'exemple même de pop radieuse pour un disque paru en ... 2009 ! Il n'est pourtant pas trop tard pour succomber à la simplicité de ce bonbon musical qui aurait dû faire plus parler de lui cette année.
Folk électro-acoustique craquante avec tendre banjo pour cet album d'une grande fluidité et d'une vraie luminosité, signé d'un jeune groupe indie, sorte d'Avi Buffalo urbain aux mélodies fondantes mené par Juliah Dadone. Trop gentil ? Pas le groupe du siècle ? Tant pis, quand on est touché, on ne juge pas. On aime, c'est tout. Et vive les baleines ! (Frenchkiss/Mom & Pop)



Vous retrouverez un titre de chaque album (sauf Neil Young, Foals et Seeland en vidéo) sur cette Playlist :

Et bientôt, la fin de la série avec : Mon Top 2010.