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lundi 30 janvier 2012

DJANGO DJANGO est là (et moi, aussi, un peu)


Sans statuer sur le destin définitif encore incertain de cet espace, réactivation du blog à la faveur d'un peu de temps que cette semaine semble m'accorder et surtout grâce à une actualité musicale plus fournie et vraiment plus emballante. Une remise en route temporaire avant une mise en chantier plus générale ou sort plus définitif, à voir. Sinon, les habitués de facebook savent qu'on peut m'y retrouver ici régulièrement depuis que j'ai découvert les joies de l'objet.

À tout seigneur tout honneur, ce lundi 30 voit la sortie effective de celui qu'on attendait mais qu'on n'espérait plus depuis trois ans : l'album de DJANGO DJANGO est enfin sorti aujourd'hui ! NON ? SI !
 En effet, ce qui a longtemps failli être l'arlésienne du rock indé a ENFIN vu le jour, une galette toute fraîche et pimpante de treize titres parue chez Because Music, où ceux qui avaient craqué (dont votre serviteur) sur la pop azimutée et minutieuse aperçue sur leur singles Love's Dart et Wor il y a deux ans, retrouveront l'univers accueillant de ces remuants zigotos.











Lesquels ont pris le temps de digérer retards à l'allumage et accidents de parcours tout en satisfaisant leurs penchants de musiciens perfectionnistes. La musique de l'excentrique combo écossais, c'est en fait un évident mélange de folie douce dans l'inspiration et de maîtrise sonore et esthétique rempli de bombinettes pop irrésistibles déjà connues comme Waveforms ou Storm.

Entre surf rock sixties à la Shadows, post pop barrée à la Devo et électro rétro-futuriste tendance, les Django Django renouent avec l'esprit de quarante ans d'excentricité et de folie underground en touillant néo-psychédélisme, dance music mutante et mini laboratoire indie pop. Le tout en un mix de séduction, de minutie sonore et de grâce désinvolte qui forme un ensemble très ludique :


Le plus du groupe, c'est leur identité vocale peaufinée par le leader Vincent Neff incarnée dans leurs choeurs parfaits, radieux et entêtants, rencontre improbable de l'angélisme des Beach Boys et des fantaisies sonores des trop sous-estimés Beta Band dont ils semblent perpétuer avec discrétion mais vaillance l'esprit d'indépendance :



Joyeux, bigarré, réjouissant et rempli de gimmicks sonores loufoques ou d'instrumentaux barrés dignes des géniaux B-52's (l'orientalisant Skies Over Cairo), Django Django L'Album nous rassure sur la capacité du quatuor à varier les styles et les références, de l'acoustique folk cosy à l'électro dingo.

Une bouffée d'air frais hautement recommandable qu'un peu moins d'obsession clinique de la maîtrise et une pincée de spontanéité auraient rendues encore plus incontournable.

Des reproches de chipoteur, car gouleyante et rafraîchissante, cette sympathique cuvée Django Djangoienne, sans être toutefois le Graal indie pop espéré par certains, s'annonce déjà sous sa pochette exotico-surréaliste comme un des très bons crus revitalisants de ce début d'année. Allez à bientôt, j'espère.

Django Django. "Django Django" (Because Music) le 30 janvier
♥♥♥♥
spotify et deezer

Le groupe sera en concert le 14 à La Boule Noire, autres dates de la tournée sur leur site.

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