Affichage des articles dont le libellé est Kings Of Convenience. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kings Of Convenience. Afficher tous les articles

jeudi 12 avril 2012

Le printemps suédois de SIMIAN GHOST

Si le beau temps joue selon les jours quelque peu à cache-cache en ce mois d'avril capricieux, pas de panique ! Le printemps, vous le trouverez tout frais capturé en une dizaine de titres sur cette galette régénérante comme un rayon de soleil.

Preuve de la vitalité décidément inépuisable de la pop venue du Nord, Youth, deuxième album du groupe Simian Ghost, confirme la qualité d'écriture et la luminosité charmeuse de cette formation vouée au plus prometteur des avenirs. 
Bien sûr, leur premier opus Infinite Traffic Everywhere révélait déjà le talent de miniaturiste pop de leur leader Sebastian Arnström, même si l'ensemble au son électro indé, marqué des influences mêlées des ballades introspectives de Thom Yorke ou Postal Service, s'avérait plus tortueux et solitaire. Tandis que le EP Lovelorn sorti cet hiver et ses sonorités synthétiques semblait voir le groupe s'engouffrer dans la voie d'une chillwave plus légère proche de Chad Valley.




Avec ce Youth radieux plus ouvragé, siglé d'un minois féminin séduisant, le perfectionniste minutieux qu'est Sebastian Arnström semble avoir trouvé la formule idéale, mélange d'acoustique et de pop sophistiquée, stimulé par la présence autour de lui de deux acolytes, son frère Erk Klinga à la batterie et Mathias Zachrisson à la guitare, à l'apport musical ici primordial :


Résultat : l'album le plus accueillant et harmonieux du moment, retour à une innocence et fraîcheur pop pas si courante ! La musique doucement euphorique de ces indispensables suédois, comme un mariage des vignettes de Belle & Sebastian, des souvenirs précieux du label Sarah Records (Field Mice, St Christopher) ou des rêveries de leur collègues nordiques Seabear, est le plus savoureux des philtres pop, entre jubilation pop et mélancolie intimiste.

Portée par des choeurs ciselés, la voix délicate d'Arnström, et bâtie autour de boucles de guitares caressantes qui évoquera à plus d'un celles de Johhny Marr des Smiths, la musique des Simian Ghost nouvelle manière est un bonbon pop d'une constante élégance et grâce, d'une chaleur et proximité particulièrement  recommandable :



L'art de ces nouveaux orfèvres est d'avoir réussi à glisser une touche moderne contemporaine et d'avoir su réconcilier sur un seul disque une mélancolie digne des maîtres intimistes Kings Of Convenience et une fluidité aérienne rencontrée chez leurs compatriotes de Korallreven.

De quoi emmagasiner une précieuse énergie qui donne envie de voir arriver les vrais beaux jours, se réjouir globalement de la forme olympique d'une scène pop nordique.
Et plus précisément, espérer le meilleur pour un groupe des plus attachants auquel on souhaite un destin aussi glorieux que l'évoque pour rire la photo-clin d'oeil ci-dessous :

1. Curtain Call
2. Youth
3. The Capitol
4. Wolf Girl
5. Sparrow
6. Fenix
7. Automation
8. Siren
9. Crystalline Lovers Mind
10. No Lovers
11. Wolf Girl (Acoustic version) Bonus Track
12. Youth (Acoustic version) Bonus Track

Simian Ghost. Youth (Playground Music / Simian Ghost) paru le 27 mars
♥♥♥♥
écouter sur spotify et deezer 
lire sur hop blog
portrait sur next.libé et interview sur darkglobe

site
facebook

samedi 31 juillet 2010

CADEAU (again & again). Comme un roi allongé dans l'herbe...

On continue "le blog mode été" dans l'atmosphère farniente de saison avec les petites récréations sonores et visuelles suivantes. Même si ce ne sont pas des nouveautés, ce sont de petites perles dues aux Kings Of Convenience, les deux baladins pop-folk Erlend Øye et Eirik Bøe déjà cultes, les Simon & Garfunkel norvégiens pour faire simple.

À l'écoute de n'importe lequel de leurs trois albums - Quiet Is The New Loud (2001), Riot On An Empty Street (2004), et leur splendide et indispensable dernier-né Declaration Of Dependence (2009) - vous y trouverez de quoi satisfaire vos oreilles en douceurs musicales. De délicates vignettes de spleen intimiste, cachées sous du velours, du ouatiné, de douces harmonies vocales entrecroisées sur des arrangements bossa-nova nordiques (?) intemporels et cristallins, où l'euphorie mélodique le dispute à la mélancolie élégante...














Et leurs vidéos sont aussi à l'unisson de leurs petites bulles de légèreté musicales limpides. Ici, on irait bien s'allonger dans l'herbe de leur prairie idyllique accueillante :



... là, on se demande dans quel village ils sont allés pour y trouver tant de jolies étudiantes en art :



... et, pour finir, leur balade en voiture donne de furieuses envies de virées insouciantes avec - encore ! - de jolies estivantes :



"Declaration Of Dependence" en écoute intégrale sur deezer et spotify

myspace kingsofconvenience

Autant de moments légers que vous vivrez peut-être pendant vos vacances durement méritées ? Bel été encore à tous ...