Ensuite, qu'on la partage ou non vous en déciderez, mais ce modeste bilan est un témoin fidèle des disques qui sont le plus souvent revenus cette année chez moi.
À vous de dire, maintenant :
1. Son Lux - We Are Rising (Anticon)
2. Youth Lagoon - The Year Of Hibernation (Fat Possum Records)
The Year Of Hibernation, touchant journal de bord d'un ermite post-ado égrenant de sa voix réverbérée parmi les plus belles mélodies entendues récemment, est comme une navette spatiale indie pop irradiant la terre de ses bonnes vibrations. Une fois interceptées, elles ne vous quitteront plus.
Inconnus ou presque chez nous, les néo-zélandais de The Phoenix Foundation ont pourtant signé le cocktail pop le plus stimulant de 2011. Buffalo est un euphorisant de chaque instant, au psychédélisme radieux et à l'électro partageuse.
Maîtres d'une pop au zénith, la bande de Samuel Flynn Scott aligne perles mélodiques et spatiale fluidité, réconcilie rock ombrageux à la House Of Love et délires psyché à la MGMT. Et donnent envie de dire tout le monde qu'il faut répéter leur nom partout : il s'appellent The Phoenix Foundation.
4. Fleet Foxes - Helplessness Blues (Sub Pop/Bella Union)
Paradoxe : alors que ce deuxième disque des Fleet Foxes était si attendu qu'il a semblé en décevoir beaucoup, j'ai mille fois préféré cet opus épanoui, inspiré et épique, à leur essai inaugural encore un peu scolaire.
Une vraie tocade pour le folk en liberté, simple et authentique de la bande de Robin Pecknold, enluminé par leurs choeurs chaleureux et une production plus mâture. Hommage au folk classique des années 70 et sa relecture accomplie, émaillée de pièces plus aventureuses, Helplessness Blues touche par sa fraternelle authenticité.
Disque de lumière et de partage, All Things Will Unwind est un radieux mélange de folk orchestral et d'indie pop en liberté. Un écrin serti par l'ensemble néo-classique de YMusic où la voix lyrique et gracile de la jeune femme, récemment devenue mère, fait des prouesses célébrant sa joie sur des mélodies émerveillées. Aérien et irréel.
6. Cass McCombs - Wit's End (Domino Records)
Folk singer, rockeur intimiste, crooner atypique : à vous de choisir. Le scintillant Wit's End est ainsi un des sommets de son parcours, recueil de bijoux à la grâce intemporelle, quasi élisabéthaine. Mélange de sérénité et étrangeté, ce disque troublant est la porte d'entrée de son univers, à compléter avec Humor Risk, disque suivant plus éclectique (à écouter ici).
Folk blanc mêlant Nick Drake à l'afro blues d'Ali Farka Touré, un voyage lumineux et magistral, alternant perles introspectives et afro pop plus rythmique au parfum d'Orient. Enluminé par des arrangements d'orfèvre, servi par des instrumentistes au diapason et une voix d'exception, My Wilderness est la meilleure carte de visite du gentleman chanteur.
8 ex aequo. Destroyer - Kaputt (Merge Records)
De l'art de distiller sa dérision désabusée sous un vernis rétro-kitsch de claviers et saxos, aussi séduisant qu'ambigu. Entreprise intrigante pour un Kaputt savoureux : de quoi donner envie de replonger sans honte dans la pop clinquante et confortable des années FM avec un regard décalé.
8 ex aequo. Bon Iver - Bon Iver (4AD/Jagjaguwar)
À défaut de faire l'unanimité, cet habillage contesté, entre prog pop et folk auto-tuné, fascine surtout et renforce un impeccable song writing à la hausse. Même l'éventuelle dérive kitsch qui pointe n'arrive pas à effacer le caractère mystérieux de cet opus assez singulier.
9. Kate Bush - 50 Words For Snow (Noble & Brite/EMI)
10. Metronomy - The English Riviera (Because Music)
En arrondissant les angles de leur électro déchaînée, en lui injectant une dose d'hymnes pop catchy, le gang de Joseph Mount a signé une galette au son néo eighties assez irrésistible. Un opus promis à devenir classique, dont l'humour décalé n'est pas étranger au caractère attachant qui est la marque de nos sympathiques anglais.
À demain pour fêter Noël, vite fait, bien fait !












Une joyeuse bande menée par 

