
Hype et buzz, la suite... Avez-vous remarqué que le nom de WU LYF a plus vite fleuri cette semaine sur la blogosphère musicale que des coquelicots sur le bord des routes au printemps?
Nouvelle sensation dont le bruit n'a fait que croître avec un bouche-à-oreille savamment entretenu (traduisez : un non plan média béton), ces mystérieux individus planqués derrière l'acronyme de World Unite! Lucifer Youth Foundation sont présentés comme la next big thing, voire comme des radicaux au discours activiste.Si on appris à se méfier des ces rumeurs fabriquées, avouons que c'est vrai qu'on aimerait s'abandonner à l'excitation de la découverte, de la révélation qui nous foudroierait sur place et nous ferait tout oublier. Sans idées préconçues, on écoute donc "Go Tell Fire To The Mountain", album au titre et à la pochette promettant des envolées spatiales ou pourquoi pas, de l'invention prophétique.

WU LYF. "Go Tell Fire To The Mountain " (LYF Recordings) 
sorti le 13 juin
écoute sur spotify & deezer
En quête des sensations soniques promises, on se tourne alors vers le deuxième opus des New Yorkais de Battles. Sûr, on ne pourra pas reprocher aux américains de ne pas soigner leur son ou de nous brailler dans les oreilles.
Plus portés sur les instrumentaux musicaux dignes de laborantins fous, les américains portent bien leur nom de scène : Battles, c'est une vraie machine de guerre, une armada de soldats soniques avide d'en découdre avec les beats, les rythmes et les boucles.
Sur le précédent "Mirrored" de 2007, si le quatuor de grosses têtes se montrait autant descendants moderne de Gong ou de Steve Reich que champions d'un math rock expérimental (le single Atlas), le gang désormais réduit à l'état de trio suite au départ de Tyondai Braxton, confirme sa légère mue amorcée avec "The Lines" de la B.O. de Twilight - Eclipse.
Toujours ce goût des triturages sonores portés par un son puissant machinique, mais au ton plus pop, voire ludique.
D'où ce recours à des voix extérieures remplaçant la voix bidouillée de Braxton (Gary Numan, Kazu Makino de Blonde Redhead, Matias Aguayo) même si leur spécialité reste les grandes embardées de rythmes : la triplette "Inchworm"/"Wall Street" entamée avec "Futura", fleuron du genre et morceau générateur d'énergie inépuisable pour la journée.
Battles | "Futura" | "A Take Away Show"
On trouvera cet album plus léger que le précédent mais sans doute aussi moins surprenant, les bases de leur son y étant déjà présentes. Le signe d'un surplace créatif ? À voir.
Groovy et puissante, la musique de Battles n'a qu'un seul gros revers : écouter leur disque en entier épuise assez vite, sans oublier leur travers dommageables (le post-rock inaudible de White Electric).
Gros jouet parfois saoulant, mieux vaut y grappiller selon l'humeur un titre ou deux, mais on frise l'indigestion si on veut tout avaler.
Un peu comme ces bandes-son de jeux vidéo auxquels ils font songer, les délires high-tech de Battles peuvent vite tomber dans un côté gadget gratuit. Mais saluons l'énergie de cette bande de cadors musicaux.
Du coup après deux tentatives, me voilà peu prompt à rechercher la modernité sonore à tout prix, souvent illusoire, la plupart des chemins ayant pas mal été défrichés.
Finalement, nouvelle ou pas, il suffit à la musique qu'elle me transporte pour vraiment longtemps. On n'en demande pas plus, mais pas si facile...
Tracklist :
1. Africastle
2. Ice Cream (feat. Matias Aguayo)
3. Futura
4. Inchworm
5. Wall Street
6. My Machines (feat. Gary Numan)
7. Dominican Fade
8. Sweetie And Shag (feat. Kazu Makino)
9. Toddler
10. Rolls Bayce
11. White Electric
12. Sundrome (feat. Yamantaka Eye)
Battles. "Gloss Drop" (Warp) ♥ (♥)
sorti le 3o mai
écoute sur spotify
à lire sur Random Songs et critique sur Magic
Battles

Damned ! La première écoute nous révèle, en lieu des nouveaux messies du rock attendus, des ébauches inabouties de chansons engluées par une batterie assourdissante, baignant dans un nappage de vieil orgue permanent et un tricotage de guitares plus maladroites qu'inspirées.
Le pire étant ces braillements gutturaux aussi subtils que des cris de primates faisant office de vocaux à volonté "tribal-festif-collectif déchaîné", je suppose.
Le pire étant ces braillements gutturaux aussi subtils que des cris de primates faisant office de vocaux à volonté "tribal-festif-collectif déchaîné", je suppose.
Je forcis le trait exprès, mais difficile de comprendre l'engouement autour d'eux. Réécouté une autre fois, point d'effet Madchester à la Happy Mondays/Stone Roses lus sur certains articles dithyrambiques, mais on s'aperçoit de l'inachèvement de cette musique, plus post-rock fatigant que nouveauté inédite.
Et cet ennui qui s'installe si vite pendant ces morceaux bien longs et identiques ! Pas la fête dyonisiaque escomptée, juste des musiciens qui croient révolutionnaire de jouer les mystérieux, bouder les journalistes et jouer cachés sur scène. Comme si les Residents ou Daft Punk n'avaient pas déjà occupé le créneau.
On suggère à ces énergumènes qui ont pour eux aux yeux de la presse le fait de venir de Manchester de négliger leur supposée "super-démarc
he" et plutôt de repenser toute leur musique élue haut la main déception (pénible) de la saison.
Qui n'a rien de passionnant et surtout, de faire une bonne chose : indiquer vite au "chanteur" Ellery Roberts un bon oto-rhino, rien que pour ménager nos oreilles...
Tracklist :
1. L Y F
2. Cave Song
3. Such A Sad Puppy Dog
4. Summas Bliss
5. We Bros
6. Spitting Blood
7. Dirt
8. Concrete Gold
9. 14 Crowns For Me & Your Friends
10. Heavy Pop
he" et plutôt de repenser toute leur musique élue haut la main déception (pénible) de la saison.Qui n'a rien de passionnant et surtout, de faire une bonne chose : indiquer vite au "chanteur" Ellery Roberts un bon oto-rhino, rien que pour ménager nos oreilles...
Tracklist :
1. L Y F
2. Cave Song
3. Such A Sad Puppy Dog
4. Summas Bliss
5. We Bros
6. Spitting Blood
7. Dirt
8. Concrete Gold
9. 14 Crowns For Me & Your Friends
10. Heavy Pop
WU LYF. "Go Tell Fire To The Mountain " (LYF Recordings) sorti le 13 juin
écoute sur spotify & deezer
En quête des sensations soniques promises, on se tourne alors vers le deuxième opus des New Yorkais de Battles. Sûr, on ne pourra pas reprocher aux américains de ne pas soigner leur son ou de nous brailler dans les oreilles.Plus portés sur les instrumentaux musicaux dignes de laborantins fous, les américains portent bien leur nom de scène : Battles, c'est une vraie machine de guerre, une armada de soldats soniques avide d'en découdre avec les beats, les rythmes et les boucles.
Sur le précédent "Mirrored" de 2007, si le quatuor de grosses têtes se montrait autant descendants moderne de Gong ou de Steve Reich que champions d'un math rock expérimental (le single Atlas), le gang désormais réduit à l'état de trio suite au départ de Tyondai Braxton, confirme sa légère mue amorcée avec "The Lines" de la B.O. de Twilight - Eclipse. Toujours ce goût des triturages sonores portés par un son puissant machinique, mais au ton plus pop, voire ludique.
D'où ce recours à des voix extérieures remplaçant la voix bidouillée de Braxton (Gary Numan, Kazu Makino de Blonde Redhead, Matias Aguayo) même si leur spécialité reste les grandes embardées de rythmes : la triplette "Inchworm"/"Wall Street" entamée avec "Futura", fleuron du genre et morceau générateur d'énergie inépuisable pour la journée.
Battles | "Futura" | "A Take Away Show"
On trouvera cet album plus léger que le précédent mais sans doute aussi moins surprenant, les bases de leur son y étant déjà présentes. Le signe d'un surplace créatif ? À voir.
Groovy et puissante, la musique de Battles n'a qu'un seul gros revers : écouter leur disque en entier épuise assez vite, sans oublier leur travers dommageables (le post-rock inaudible de White Electric).
Gros jouet parfois saoulant, mieux vaut y grappiller selon l'humeur un titre ou deux, mais on frise l'indigestion si on veut tout avaler.
Un peu comme ces bandes-son de jeux vidéo auxquels ils font songer, les délires high-tech de Battles peuvent vite tomber dans un côté gadget gratuit. Mais saluons l'énergie de cette bande de cadors musicaux.
Du coup après deux tentatives, me voilà peu prompt à rechercher la modernité sonore à tout prix, souvent illusoire, la plupart des chemins ayant pas mal été défrichés.Finalement, nouvelle ou pas, il suffit à la musique qu'elle me transporte pour vraiment longtemps. On n'en demande pas plus, mais pas si facile...
Tracklist :
1. Africastle
2. Ice Cream (feat. Matias Aguayo)
3. Futura
4. Inchworm
5. Wall Street
6. My Machines (feat. Gary Numan)
7. Dominican Fade
8. Sweetie And Shag (feat. Kazu Makino)
9. Toddler
10. Rolls Bayce
11. White Electric
12. Sundrome (feat. Yamantaka Eye)
Battles. "Gloss Drop" (Warp) ♥ (♥)sorti le 3o mai
écoute sur spotify
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