mercredi 15 février 2012

Le menu LILACS & CHAMPAGNE

Voilà encore une galette que je n'aurais pas rencontré tout seul et qui démontre, si besoin était, l'utilité de la lecture de ses blogs favoris, en l'occurrence celui des Chroniques de Charlu. Une découverte effectuée à la faveur d'un nom alléchant, d'une pochette sibylline et des lignes éclairantes de l'ami Charlu : "épopée fantomatique" ou "collage trip-hop et post-rock".

Entre B.O. instrumentale vibrante de voix samplées, hip-hop atmosphérique et B.O. ambient zébrée de sons world, le projet atypique de Lilacs & Champagne impose son évidente coolitude mid-tempo, à savourer comme une salutaire pause musicale régénérante :



Après infos, on découvre autant l'identité des auteurs de cette réjouissante auberge espagnole musicale (Alex Hall et Emil Amos) que l'ampleur de sa propre ignorance en apprenant que les deux oiseaux officient déjà comme guitariste et batteur au sein du groupe rock instrumental Grails : et voilà des devoirs musicaux à rattraper en perspective. 
N'empêche, pour déroutant et étrangement goûtu en bouche parfois que soit leur spécialité, la recette psyché/ambient/rock de ces D.J. metteurs en son farfouille dans d'inhabituels samples, disques folk polonais, obscures voix soul, volutes de world music marocaine ou asiatique. Et élabore un roboratif mille-feuilles sonore parsemé d'un psychédélisme en apesanteur, alors pas si loin des délicieux Peaking Lights (Lilacs, Laid Fucking Back) ou d'une brume cinématographique aux accents gothiques (Everywhere Everyone, Midnight Creeper) :



Un sympathique ODNI (objet discographique non identifié), sans doute un peu court dans sa durée. Mais au fort pouvoir d'évasion et à la nature hautement cinématographique, qui confirme la valeur grandissante du label Mexican Summer, déjà signataire des trouvailles Part Time (chronique perso) ou Oneohtrix Point Never

En remerciant pour finir comme il se doit l'ami Charlu, mélomane affamé et peintre passionné, dont la lecture régulière du blog s'impose désormais à vous : les chroniques de Charlu
 
Lilacs & Champagne. Lilacs & Champagne (Kemado Records/Mexican Summer) paru le 31 janvier
 
♥♥♥
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vendredi 10 février 2012

La pop céleste de AM & SHAWN LEE

Marre comme tout le monde du froid et de la neige qui s'incrustent sans qu'on ne leur ait rien demandé ? En ouverture de ce weekend, rien ne vaut une petite infusion de Celestial Electric. Une galette qui fera idéalement office de cure musicale de repos et d'évasion, une trouvaille rencontrée grâce à l'indispensable lecture du blog Des Chips et du Rosé de l'ami Benoit.

Refuge rêvé loin de toute agression hivernale, la musique de AM & Shawn Lee vous transporte en une note vers une oasis ensoleillée, mix de pop aérienne, funk groovy et pop acoustique soignée aux réminiscences années 70. Un accueillant objet atemporel façonné à quatre mains par le californien AM et l'anglais Shawn Lee qui ont scellé via le net leur collaboration à distance sous le signe des B.O. rétro-seventies et de la sunshine pop légère et scintillante :



Un travail à deux têtes à l'image de l'album de Cant, la collaboration Chris Taylor-Twin Shadow, pour cette échappée rétro-futuriste aux airs de boîte à bonbons pop acidulés, mariage inattendu du goût d'un Danger Mouse pour les sonorités vintage et de la pop catchy tendance Phoenix/Tahiti 80.

À croire que le chanteur du groupe rouennais Xavier Boyer aurait pu poser sa voix sur cet album, vu la troublante similarité vocale à reconnaître tout le long de l'album :



Quoiqu'il en soit, Celestial Electric fera le bonheur des amoureux des ambiances multicolores estampillées seventies aux choeurs en apesanteur (Jackie Blue, Winter Sun) et dégèlera votre esprit engourdi par le froid mordant par son côté feel good music et sa couleur fusion groovy prononcée (une section rythmique d'enfer signée AM).
Une réjouissante échappée qui tombe à point nommé et auquel on pardonne même ses très légers défauts, le dessert étant un peu light et parfois chargé en glucose. Mais en cette période rigoureuse, toute énergie positive - d'autant plus électrique (!) - susceptible de nous faire survivre à cet hiver ne saurait être négligée. Bonne cure céleste à tous !

AM & Shawn Lee. Celestial Electric (ESL Music, Inc) paru en 2011
♥♥♥
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am & shawn lee

mercredi 8 février 2012

Les (bonnes) vieilles idées de LEONARD COHEN

On pouvait se demander à juste titre, vu la richesse de l'actualité musicale enfin retrouvée, les nouveautés en pagaille qui nous attendent chaque semaine, si se pencher sur un nouveau disque de Leonard Cohen valait la peine. Cela, tant les dernières productions du vieux moine canadien depuis vingt ans avaient tout de l'anecdotique, affadissant à coup de lounge music le caractère mythique de cet artiste essentiel, lequel n'est quand même pas un quelconque pousseur de goualante.

Prophète du désastre, prêcheur folk, Cioran du rock, l'auteur de Bird On A Wire et Halellujah est l'incarnation même du song writer d'exception, du pessimisme en marche et de l'indépendance faite homme : on ne compte plus les générations de chanteurs rock qui n'existeraient pas sans son exemple d'intégrité artistique, voir l'hommage des Inrocks I'm Your Fan.

Longtemps remisée, l'écoute de Old Ideas a quand même eu lieu eu égard aux souvenirs : le vinyle de son Greatest Hits tout de beige vêtu trônant dans la discothèque parentale fut longtemps la meilleure porte d'entrée du monde poétique d'un artiste déjà considéré comme un vieux rabat-joie dès son arrivée fin des sixties. Une So Long Marianne épique, un Partisan vibrant, une Suzanne mythique, un Famous Blue Raincoat déchirant : TOUTES les plages de cette galette sont autant de pièces vitales pour appréhender le gentleman de la désespérance.

Avouons-le : on ne reverra plus cet âge d'or créatif à jamais disparu, mais renouer avec la langueur de sa voix d'outre-tombe s'avère un plaisir. Tout en remarquant que ce disque n'est pas tout à fait la merveille annoncée, on comprend les bons échos qui accompagnent ce douzième opus apaisé, où le dandy septuagénaire semble avoir fait la paix avec ses vieilles obsessions (les femmes, la foi, la rédemption, la mort). Sorte de revisitation-clin d'oeil de son parcours depuis la série de concerts qui l'ont vu triompher ces dernières années de la faillite financière :


Plus épuré et allégé des scories synthético-kitch de sa dernière période, Old Ideas n'atteint certes pas les grandes heures de sa période historique 1967-1974, dont l'indispensable Songs Of Love And Hate, ni même de sa renaissance années 80 I'm Your Man/The Future. Mais en laissant plus de place à l'instrumentation acoustique, le vieux Leo s'autorise une palette musicale élargie (blues, gospel, country, piano d'église) résonnant sur des mélodies aux airs déjà classiques (Show Me The Place, Banjo, Lullaby) et s'octroie même une ballade dépouillée comme aux plus belles heures (Crazy To Love You).

Il faut cependant réussir à passer les deux premiers titres, l'album ne prenant son (lent) rythme de croisière qu'avec Show Me The Place ; le vieux séducteur n'a pas abandonné son usage de choeurs féminins kitsch sans dénicher un producteur digne de ce nom, vu  certaines orchestrations minimales ; et l'ensemble témoigne plus d'une inspiration balisée que d'une vraie re-création artistique.

Mais le charisme du gentleman, la volupté de s'abandonner à sa voix profonde et sa fausse sagesse sarcastique sont des plaisirs qu'il serait dommage de snober malgré l'aspect musical désuet du projet. À 77 ans, peu nombreux sont les artistes historiques capables de générer tel sentiment de filiation et d'affection :



Élégant, digne et déconcertant funambule renaissant toujours de ses cendres, dans mon cas toujours préféré à Dylan, Mister Cohen est de ces compagnons fidèles et pères spirituels qui accompagnent bon an mal an toute une vie. Cet opus a surtout un avantage : revisiter les étapes de son parcours et fouiller dans les recoins de sa discographie décidément inépuisable. Pas si mal pour de "vieilles idées".

Leonard Cohen. Old Ideas (Sony Music) paru le 30 janvier
♥♥♥
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à lire sur bon pour les oreilles, télérama et rétrospective sur les inrocks 

leonard cohen

lundi 6 février 2012

AIR à la conquête de la lune

Février n'est pas que le mois de la vague de froid et de neige que nous supportons tant bien que mal, mais c'est aussi le mois qui nous a nous réservé le retour du groupe Air.
On serait même tenté de dire un retour aux affaires, tant les derniers opus de la paire JB Dunckel-Nicolas Godin avaient été loin d'être concluants. Malgré l'indulgence qu'on peut avoir envers leur production, pour peu qu'on soit sensible à leur électro pop easy listening volontiers naïve, voilà longtemps qu'ils s'étaient installés dans un vernis pop aussi moelleux que plutôt sclérosant artistiquement (Talkie Walkie, 2004). Isolés dans leur bulle, les deux dandys versaillais alignaient des productions agréables, mais anecdotiques et manquant en fait ... d'air.


Mais rien ne vaut l'exercice obligé venant de l'extérieur, car sollicités par le passionné Serge Bromberg, déjà auteur de la résurrection de L'Enfer de Clouzot, pour rhabiller la bande-son du classique du précurseur Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune restauré et recolorisé par Lobster Films et l'aide de la Fondation Gan pour le cinéma, ce petit voyage spatial leur refait une modeste mais salutaire santé musicale.

Confirmant leur vocation pour le rétro-futurisme, leur bande-son rétro-moderne, à l'exemple de Giorgio Moroder pour Metropolis en 1984, habille de couleurs seventies, synthés antiques et pulsations rock vintage les rêveries ludiques colorées du père historique du cinéma de l'imaginaire et des effets spéciaux : 



Sans jamais trahir la fraîcheur de ses visions de 1902, leur B.O. en restitue l'aspect ludique (Sonic Armada), aérien (Moon Fever) ou carrément psychédélique (Cosmic Trip).
Mieux : si la nouvelle version du film (à voir sans tarder et disponible en DVD le 23 avril) supporte fort bien leurs inventions, Le Voyage dans la Lune L'Album s'apprécie tout autant - voire même plus - tout seul accroissant son pouvoir d'évocation et de suggestion spatiale à coups de synthétiseurs Moog, sons de mellotron et claviers analogiques. Le tout lorgnant autant du côté des ancêtres du krautrock allemand (Kraftwerk, Neu) que des b.o. du cinéma italien, aux embardées gentiment expérimentales :



On peut même trouver la durée du voyage un peu courte bien qu'allongée de quinze minutes par rapport au film. Mais voilà un disque cohérent qui ne changera certes pas leur statut mais qui confirme l'aisance du groupe dans la composition instrumentale (souvenez-vous de leur chef-d'oeuvre Virgin Suicides).

Oserait-on même dire que l'objet épaulé des chanteuses d'Au Revoir  Simone et Beach House pour les passages pop démontre qu'une des faiblesses récurrentes d'Air était de s'obstiner à (mal) assurer le chant ? Allez, les petits maîtres versaillais, votre amie people Sofia Coppola avait au moins senti ça : laissez tomber la lounge music sans ressort, vous êtes fait pour habiller le cinéma de vos délicieuses volutes rétro-temporelles.

Et souriez-donc aussi sur vos photos. Ce n'est quand même pas demander la lune.

Air. Le Voyage dans la Lune - A Trip To The Moon (Aircheology/Emi Music) paru le 6 février

dimanche 5 février 2012

Quatre nuits avec ANNA TERNHEIM

Nulle méprise à la lecture du titre de ce billet, nullement à prendre comme le récit d'une aventure personnelle ou invitation lancée à l'intéressée. Quoique : on ne sait jamais, si celle-ci pour laquelle j'avoue un vieux faible lit ces lignes.
Blague à part, juste une manière de faire écho au titre du nouvel opus de la suédoise The Night Visitor avec celui du film de Jerzy Skolimoswski, Quatre nuits avec Anna, qui narrait les nuits étranges d'un solitaire épiant dans son intimité la jeune femme dont il était épris.

Ce qui correspond assez bien à la situation dans laquelle l'auditeur découvre ici la craquante chanteuse, artiste discrète pourtant fort estimée en Suède depuis ses premiers albums.

Photo © Renaud Monfourny

Car si la blonde suédoise a toujours mêlé le folk dans ses compositions sensibles, ses productions précédentes affichaient une indéniable identité pop culminant en 2009 sur le très accompli Leaving On A Mayday aux arrangements somptueux signés Björn Yttling de Peter Björn And John. Mais, surprise, ce Night Visitor façonné avec de solides artisans de Nashville dont Dave Ferguson affiche une couleur country-folk d'un dépouillement classique qui sonne, sinon comme à la maison, du moins comme un opus de chambre à l'intimisme acoustique :



Une mue pas décevante du tout malgré son aspect classique car ce qu'on perd en habillage baroque, on le gagne en douceur intimiste. Une manière de se tenir au plus proche de son inspiration, ses complaintes douces-amères et surtout de sa voix claire et lumineuse.
Racé, élégant, radieux, le timbre d'Anna Ternheim en fait une des plus sensibles vocalistes et mélodistes de l'école pop scandinave, à l'instar de ses consoeurs, les indispensables Ane Brun, Emiliana Torrini ou la trop rare Stina Nordenstam.












The Night Visitor, malgré ses allures country roots dépouillées, n'a pas transformé l'envoûtante interprète de Black Sunday Afternoon en quelconque gratouilleuse redneck ou homologue suédoise d'Alelia Diane. Juste permis de rendre plus touchant, entre six-cordes et violon, son art de la demi-teinte, plus délicats ses arpèges de guitares sculptés sur sa Gibson.
Comme si la douce Anna susurrait rien que pour nous ses ballades désenchantées aux mélodies attachantes :



Un disque-cocon, cosy et accueillant, sans doute bien sage, mais idéal en cette période pour nous consoler de la morsure agressive d'un hiver carrément sibérien. De quoi attendre au chaud le printemps en une si douce compagnie musicale que l'on se félicite d'avoir rencontré un jour.
Thank you, dear Anna. (Et l'invitation tient toujours).

Anna Ternheim. The Night Visitor (Universal Music) paru le 30 janvier
♥♥♥♥
spotify et grooveshark
à lire sur les chroniques de Charlu, le photoblog de renaud monfourny et télérama

Black Sunday Afternoon, version live :


anna ternheim

jeudi 2 février 2012

L'étrange weekend de PORCELAIN RAFT



Un peu tôt pour entamer le weekend, mais difficile de résister à la perspective quand elle prend les atours séduisants de la musique de Porcelain Raft. Qu'est-ce donc que Porcelain Raft ? Le projet derrière lequel se cache le "one man band" Mauro Remiddi. Encore un italien - décidément ! - mais cette fois en solo et qui a élaboré aux États-Unis cet album typique de la tendance dominante.

À savoir : un individu isolé, des complaintes intimes et de l'électro pop vaguement chillwave se parfumant au revival shoegaze.
"Pouce! Assez!" est-on tenté de crier tant le marché devient saturé de cette tendance omniprésente (Twin Shadow, Blood Orange, Neon Indian and co).

Sauf que, c'est visible dans ces pages, elle continue à m'attirer. Et même si la formule en a déjà lassé certains, il est difficile de balayer d'un revers de main ce disque qui ne semble pas payer de mine à la première écoute, mais impose son évidence.
Tout simplement car l'italien, déjà auteur du mémorable Dragonfly, sait écrire d'excellentes chansons et développer une belle atmosphère :



Atmosphère qui n'a rien de neuf c'est vrai, tant sa musique semble brasser les figures imposées du genre (dream rock brumeux, drums machines, réverbération) qui, de Lush à Slowdive, ont posé les bases du shoegazing. Mais l'ensemble au son parfait, presque trop maîtrisé, s'avère d'une fluidité évidente. D'une qualité d'écriture et vraie inspiration mélodique (les irrésistibles deux morceaux d'entrée) pour que ce "radeau de porcelaine" dépasse l'exercice de recyclage.

Deux, trois références démontrent le niveau d'exigence atteint par ce globe-trotter de chambre : les échos de guitare réverbérées striant tout l'album évoquent le lyrisme mal léché des grands Jesus And Mary Chain et son électro intimiste voisine avec la désolation solitaire d'Atlas Sound ou les complaintes récentes d'un Youth Lagoon :



On pourrait jouer longtemps à un stérile jeu des ressemblances (Electronic, Suede, The Big Punk). Mais on préférera se réjouir des vrais progrès vocaux de Remmidi, hier un peu trop proche du maniérisme d'un Brian Molko. Et on succombera au charme d'un album dont le but n'est pas le moins du monde révolutionnaire. Juste de proposer, entre intimisme et fougue tranquille, passé et présent, sa petite musique séduisante et sa marque élégante.
Modeste mais très réussi programme de fin de semaine.

Porcelain Raft. Strange Weekend (Secretly Canadian) paru le 24 janvier
♥♥♥♥

Bonus, la vidéo de Dragonfly (Gone Blind EP, 2010) :

mercredi 1 février 2012

La psyché pop de DUMBO GETS MAD

Décidément, Disney s'incruste ici : après le dragon Elliott, voici le tour de Dumbo. Et tant pis pour lui selon le nom de ce groupe qu'il devienne fou et tant mieux pour nous ! Car s'il a fallu près d'un an pour que cet album nous parvienne, une fois entrée dans vos oreilles la musique colorée et kaléidoscopique de Dumbo Gets Mad vous redonnera toutes les couleurs dont cet hiver frisquet nous prive ces temps-ci.

Néo-vintage, langoureux et planant à souhait, l'album de ce groupe italien distribué sur le netlabel Bad Panda voit des éléphants (roses) partout et diffuse un entêtant parfum de néo-psychédélisme droit sorti des sixties revu et corrigé par l'indie style. Très dans l'air du temps mais d'une grande générosité, Elephants At The Door est une mini-odyssée sonore propice à larguer les amarres loin du sol :



Comme un mix séduisant entre les délires space pop de MGMT, Tame Impala, Flying Lotus ou des attachants Peaking Lights, la musique rétro-futuriste de ce jeune duo italien dont je n'ai bizarrement pas trouvé trace des noms regorge de vocaux éthérés déformés (marrant Sleeping Over), rythmiques aquatiques, sons d'orgue garantis d'époque (Hammond? Wurlitzer? Farfisa?) et climats planants typiques de bandes-son seventies aux accents easy listening de l'ère disco.

Un vigoureux trip spatio-temporel auquel il faut s'abandonner sans résister pour en savourer l'essence malgré les légères baisses d'intensité à mi-parcours du disque. Un album-bulle, chaud petit refuge et ascenseur coloré dans lequel il fait bon de monter afin d'échapper, le temps de son ascension, à la grisaille tristoune qui fait en ce moment notre quotidien hivernal.



Un remède d'éléphant à utiliser sans modération en médication quotidienne.

Dumbo Gets Mad. Elephants At The Door (Bad Panda Records) paru en 2011
♥♥♥ (♥)
bandcamp et grooveshark
à lire sur des chips et du rosé, @diffuser.net et ma mère était hipster

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